Le Problème à trois corps (trilogie) - Liu Cixin

Je viens de finir cette trilogie de SF et je l’ai dévorée.

Les livres se lisent vite et bien et pour une fois, ce n’est pas un truc d’américains sauveurs du monde: tout se passe quasiment au pays du soleil levant. Ça fait du bien de plonger dans cette culture, d’avoir des prénoms et noms moins conventionnels, j’ai trouvé cela vraiment rafraichissant.

Une vraie fin, un jeu avec les sciences, l’univers et les dimensions et une jolie leçon d’humilité face à l’arrogance dont peut être parfois dotée l’espèce humaine.

Le premier tome Le Problème à trois corps (300 pages) met en place l’intrigue de la trilogie: une scientifique parvient à envoyer un message à une civilisation extraterrestre - les Trisolariens parce que leur système possède trois soleils et d’où le roman tire son nom- et dévoile la position de la Terre en les invitant à venir nous dégommer (sympa!). Pour faire court et pas trop spoiler: évidemment qu’ils sont pas du tout sympa - sinon on appelle ça un roman à l’eau de rose - et, comme leur système solaire est chaotique au possible, ils décident de venir squatter chez nous; au moins ils sont polis en répondant à l’invitation. Certains humains seront pour, d’autres contre et l’histoire nous mènera tranquillement vers..

Le deuxième tome La Forêt sombre (720 pages) narre la suite. Que faire pour se préparer à cette invasion alors qu’ils sont bien plus avancés que nous scientifiquement et que nous n’avons que quelques siècles pour nous préparer ? D’autant que les Trisolariens trouvent le moyen de fausser toutes nos avancées scientifiques. Super ! La forêt sombre fait référence à un moyen de dissuasion, une épée de Damoclès de l’univers expliquée en ces termes: « Aucune civilisation ne doit annoncer sa présence au cosmos sous peine d'être détruite par une civilisation plus avancée aux aguets par prévention d'une compétition à l'expansion. ».

Le troisième tome La Mort immortelle (816 pages) nous raconte les suites de l’Ultime Bataille. Evidemment, on s’est pris une énorme branlée (sinon y’aurait pas de tome 3) mais comme l’humanité n’est pas née du dernier big bang, nous réussissions à trouver une ruse pour s’en sortir sans trop de bobo (pour le moment), quoique. Nous avons allumé un phare dans la forêt sombre, il va falloir maintenant trouver un moyen de s’en échapper.

C’est marrant parce que je n’ai pas eu la sensation de lire autant de pages, j’en découvre le nombre en écrivant ce billet; je trouve d’ailleurs que c’est une des magies du livre électronique: on sait à peut près où on en est mais il est tout aussi possible de décider de se laisser porter, ce que j’ai fait ici. Certes il y avait des passages un peu ronflants ou ennuyeux (Zola est toujours à la mode) mais je l’ai dévoré. Le soleil et les beaux jours reviennent, c’est l’occasion parfaite pour s’évader aux confins de l’univers !

Si vous n’êtes pas trop lecture, ces romans devraient être adaptés par Netflix mais le développement a l’air un peu chaotique pour le moment, on verra si ça aboutira (ou pas).

Les trois tomes peuvent être trouvés sur Place des Libraires (entre autres) et coutent, en version ePub, à peine 10€.

Mon reconfinement #1

A mon retour de vacances en septembre, j’ai été doté d’un extraordinaire ordinateur portable pour pouvoir télétravailler. J’aurai pu écrire ’enfin’ mais je connais, pour y être passé, les contraintes qui pèsent sur les équipes informatiques et je sais qu’ils font au mieux avec les bouts de ficelle qu’on leur donne. Donc, me voilà, après un ordi fixe anémique aux performances plus que médiocres, doté d’un core i5 avec un SSD et 16Go de RAM: un machin qui dépote sa race et qui me fait devenir de facto le facteur anémique aux performances médiocres ;-) J’ai découvert les joies du Thunderbolt qui te permet sur un simple câble USB-C de faire passer mon double écran, alimentation, clavier, souris et réseau; on pourrait croire à du vaudou. Rendez-vous pris avec la Grande Cheffe pour mettre en place une convention et décider quand je passe à la casserole du boulot à la maison. Après mûre réflexion avec moi même, nous décidâmes que cela se ferait le mardi, un jour par semaine pour commencer. J’ai hésité avec le lundi mais ma vie dissolue du vendredi soir n’est pas compatible avec un PC pro sur le dos et faire un détour pour le déposer chez moi , c’est autant de mojito de perdus avec les copains. Non, non, non comme dirait Camélia.

Et bam, m’y voilà. Comme c’est tout nouveau pour mon service, je ferai des tests pour voir ce qui fonctionne ou pas, et advienne que pourra; je suis prêt à être l’Indiana Jones de la fiscalité professionnelle (et pas pour rouler des patins à des minettes, soyons d’accord). Comme je ne savais pas comment m’organiser, j’ai commencé par la technique pomodoro pour apprendre à diviser mon temps correctement (je sais faire au bureau, pas au milieu de mon salon), et ne pas déborder sur le temps de travail fixé. Puis j’ai tenté, pour voir ce qui fonctionnait ou pas, bon dans l’absolu, tout fonctionne à peu près et l’organisation que nous avions déjà sur mon pôle permettait sans souci de bosser loin du collectif. Bref, malgré ma flipette de devenir une énorme faigniasse sur mon canapé, j’ai été rassuré de voir que je pouvais m’auto-réguler chez moi.

Et puis, bim badadoum, bim badadaboum, fin octobre, Jean Cool Ier nous annonce qu’on se prend un reconfinement mais pas comme le 1er, non, un truc hybride mais pas comme les voitures, un bidule à mi chemin entre chacal et fennec. J’ai vaincu le 1er, je passerai le 2e, y’a pas de raison…

La rescapée

Cette photo a été prise chez ma petite soeur il y a quinze jours.

J’avais récupéré des bulbes de cette perce-neige 2000 dans le cimetière voisin. Rassurez-vous, j’ai pas pillé une tombe ! Non, j’en ai seulement récupéré quelques unes qui poussaient en vrac au fond, sans besoin d’entretien. Et moi, ce que je préfère, c’est quand les fleurs vivent leur vie et sont partout.

J’en avais donc récupéré quelques spécimen pour colorer la maison pas bien vieille de ma soeur encore jeune et elles ont tranquillement vécu leur vie. Je leur avais trouvé un petit coin sympa, ombragé été comme hiver et apparemment ça leur a plu.

Bien m’en a pris puisque quand je suis allé, avec ma soeur maintenant aussi vieille que moi (oui, on a pas un an d’écart et en ce moment, on a le même âge), déposer quelques fleurs sur les tombes de mes défunts grands parents et parrain, je me suis rendu compte qu’il ne restait qu’un parterre sablé et damé là où vivaient jadis ces perce-neiges dans leurs herbes hirsutes.

Puissent ces rescapées s’épanouir longtemps et continuer à nous annoncer le retour des beaux jours.

Pomme # Grandiose

J’ai adoré sa prestation aux Victoires de le Musique 2021 (comme celles de Suzane, Hervé, Yseult et Clara Luciani mais à un moment, faut choisir sinon c’est le bordel). J’espère qu’on l’entendra beaucoup et longtemps.